L'Orient - Le Jour du tac au tac

Baabda revit! | 23 mai 2008

Un article, piqué à LM, qui j’espère ne m’en voudra pas…😉

« «Tout est prêt, même les lits sont faits. » Les préparatifs vont bon train au palais de Baabda, sans locataire depuis six mois, pour accueillir dimanche le nouveau président, rapporte l’AFP.
« L’aile présidentielle était fermée, ses lumières éteintes, il faisait sombre. Maintenant, il fait jour à nouveau, la vie est revenue », confie Rafic Chlala, le porte-parole de la présidence. « Le drapeau national flottera à nouveau sur le palais avec l’arrivée du président et la fontaine recommencera à jaillir », ajoute-t-il.
L’aile présidentielle du palais était fermée depuis le départ sans successeur du général Émile Lahoud, le 23 novembre dernier.
À l’image du Liban, le palais présidentiel revit ainsi à l’approche de l’élection.
Les jardiniers tondent la pelouse verte où tous les chefs d’État étrangers en visite à Baabda plantent traditionnellement un cèdre, l’emblème national, à l’issue de leur rencontre avec le président.
Des employés lavent les vitres frappées elles aussi du cèdre, et les lustres de cristal immaculés brillent de mille feux.
Des équipes de télévision profitent des dernières heures avant l’arrivée du maître de maison pour filmer à leur aise, ou s’asseoir sur les fauteuils des invités de marque. Nul ne s’assoit sur le fauteuil du président.
Les téléphones portables des 84 employés du palais ne cessent de résonner dans les salles de marbre blanc luisant où se tiennent des statues gréco-romaines en marbre et où de superbes mosaïques byzantines, excavées dans les jardins du palais,ornent les murs.
« Les appartements privés attendent le président et sa famille. Ils comptent vingt chambres, cuisines et salles de bains. Le tout a été décoré à nouveau du temps de Lahoud par des architectes libanais en un style simple, élégant et accueillant », indique un responsable du bureau de presse présidentiel, Naji Kozaïly.
« Dans le jardin privé, le président Amine Gemayel avait aménagé une petite piscine où M. Lahoud s’adonnait à son sport préféré. Je ne sais si le général Sleimane aime la natation », ajoute M. Kozaïly, en service au palais depuis 2002.
Le palais est resté sans locataire plusieurs fois.
« La construction de Baabda a été lancée sous le président Camille Chamoun (1952-1958), mais il n’a été habité que durant la dernière année de la présidence de Charles Hélou (1964-1970), qui lui préférait un palais dans le quartier de Sin el-Fil, plus proche du centre-ville », raconte M. Chlala.
En 1976, Sleimane Frangié est obligé de fuir Baabda, lourdement bombardé par les Palestiniens lors de la première phase de la guerre civile libanaise, et en 1990, il est abandonné par le général Michel Aoun, alors chef du gouvernement intérimaire.
« Le général Sleimane sera le quatrième président à ne pas être accueilli par son prédécesseur, après Camille Chamoun, Élias Hraoui et René Moawad », souligne M. Kozaïly. »

J’en profite pour saluer le blog News-Lab, modéré par des femmes journalistes (dont LM) d’origines et de cultures différentes : libanaise, française, anglaise, portugaise, algérienne, égyptienne, turque… Ce laboratoire de matière grise est un bel exemple de dialogue interculturel et d’engagement au féminin.


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