L'Orient - Le Jour du tac au tac

Sorry just can’t help it… | 24 mai 2008

Pourquoi… Alors que Doha est le symbole d’un accord entre Libanais, le premier peut-être depuis 18 mois, ce qui devrait nous donner tous à sourire, pourquoi ne puis-je m’empêcher de penser : « wait and see »?

J’aurais aimé ne pas avoir posté certaines photos sur le blog, en particulier celle d’enfants riant, comme preuve renversée de mon septicisme… J’aurais aimé pouvoir sortir et célébrer le pays. Prendre un peu de repos.
En glânant les réactions à droite et à gauche, j’ai réalisé d’ailleurs que la plupart n’ont pu comme moi se prévenir de tels sentiments et puis, le « pourquoi pas » a pris le dessus pour finir par nous faire faire « comme si ». D’après les pronostics, analyses et autres débats de comptoir, nous aurions jusqu’en 2009, pour nous réjouir et faire justement « comme si »…
Mais ce répit est-il le signe d’une victoire? De laquelle : celle du dialogue? Celle des armes?

Mais surtout doit-il nous empêcher de réfléchir à la suite? Quand je dis nous, je m’adresse à ceux qui croient en un pays pluriel, uni autant que faire ce peut et fort – en un mot vivant. Ce répit, donc, doit-il nous prémunir contre les failles de l’accord signé au Qatar? Doit-il, après nous avoir transformés en statues immobiles, nous faire devenir des chiens fous, avides de vie et ivres de rire, tant et si bien que seul compterait un présent imparfait, au détriment d’un avenir par définition inconnu? Mais qui a dit que nous ne pouvions influer sur le futur? Qui a dit que nous ne devions pas rester mobilisés, l’oeil attentif, la plume en alerte et la voix prête à s’indigner?

Cet accord est, certes, un répit. Salutaire. Mais il ne doit pas nous faire oublier que la vie est faite pentes à remonter et que Doha n’est, ainsi, que le début de l’ascension. La route sera longue et le chemin ardu. (Vous trouverez en commentaire à cet article, des documents de nature à pousser la réflexion).

En attendant, osons rêver à ce que pourrait être cette année à venir si les analyses tombaient justes : pic de natalité, Almaza explose ses ventes, renouveau de la saison touristique et, par conséquent, des mariages à l’étranger, expos de rue, spectacles, concerts… Mais plus que tout, rêvons à ce que cette année annoncée de répit serve à exulter les passions par la vie et le rire, pour que nous, partisans d’un juste Liban, puissions aborder la prochaine échéance avec le recul et les outils nécessaires.

Clémentine Lavail


3 commentaires »

  1. Beyrouth a retrouvé son sourire et les gens ont réinvesti ses rues comme au bon vieux temps. C’est le premier constat que l’on pouvait faire sitôt l’annonce de la « bonne nouvelle » en provenance de Doha diffusée. Pour le Libanais lambda, le marchandage électoral qui a eu lieu ces derniers jours importait peu par rapport à ses effets immédiats et concrets sur le plan sécuritaire : le pays venait de gagner à la bourse de Doha un répit de quelques mois, peut-être même un peu plus.
    Pour les plus avertis, les négociations qui se sont déroulées sur le découpage électoral de Beyrouth notamment – puisque c’est sur ce dossier que le bât blesse – ne sont rien d’autre qu’un calcul d’épiciers. Ne nous leurrons pas : les séances à six ou à quatre qui ont eu lieu dans les salles closes du Sheraton ne dépassaient pas le stade des calculettes, où les électeurs inscrits de l’un ou l’autre camp étaient comptabilisés à la ruelle près, voire à l’immeuble près. Rarement avait-on vu des élections qui étaient déjà jouées, et les résultats connus douze mois à l’avance !

    La publicité qui sillonne nos rues depuis quelque temps, appelant « à une loi à la mesure du Liban » et non de certains de ses décideurs, fait aujourd’hui piètre figure devant l’accord final du Qatar. C’est dire à quel point la polarisation aiguë est ancrée dans l’esprit des Libanais, et ce de manière irrémédiable. C’est reconnaître aussi que ce peuple connu pour ses aspirations profondes à la liberté, l’indépendance et la démocratie, a fini par abdiquer son sens critique et sa latitude d’autonomie notamment en matière électorale.
    Fait surprenant mais non marquant, la proposition de loi mise en place par les membres de la commission Boutros [formée en août 2005, elle rend ses travaux au bout de neuf mois] n’aura reçu qu’une attention à peine distraite dans les coulisses du Sheraton, la proposition ayant été magistralement boudée par les deux parties. Une réaction désarmante pour ces experts de la géographie électorale libanaise, qui ont planché des mois pour mettre au monde une loi électorale « juste, équilibrée », et pour le moins « démocratique », de la bouche même des protagonistes libanais réunis à Doha. Rien n’explique en apparence pourquoi ce texte avancé n’a pas séduit les grands acteurs.
    Mais lorsque l’on sait que cette loi n’a pas encore été mise à l’épreuve, et que ses résultats chiffrés ne sont pas connus d’avance par les grands joueurs, le risque était gros pour eux de s’aventurer sur le terrain « miné » de la démocratie. Cette fois-ci, les enjeux de la bataille seront d’autant plus déterminants pour les parties en présence que le divorce semble avoir été consommé jusqu’au bout et les visions demeurées de plus en plus lointaines en termes de gestion prochaine du pays. Seul le principe des réformes [concernant le déroulement de l’opération électorale : bulletins de vote, couverture médiatique, financement, etc.] prévues par le texte de loi proposé par la commission Boutros a été glissé dans la déclaration finale lue par l’émir du Qatar.
    Personnellement sollicité par des ONG, l’émir n’a d’ailleurs pas oublié de faire un clin d’œil à la société civile libanaise, mobilisée une deuxième fois, le mardi 20 mai, sur la route de l’aéroport, pour rappeler les « responsables » politiques au devoir en les sommant de ne pas envisager le retour au pays sans un accord d’entente dans la poche. Mais, par-delà la forte symbolique d’une jeunesse survoltée et dégoûtée, il reste encore beaucoup à faire. La bataille n’est pas encore gagnée. Elle ne fait que commencer.
    Jeanine Jalkh
    L’Orient-Le Jour

    Commentaire par lorientlejour — 24 mai 2008 @ 12:42

  2. Le Liban est entré en convalescence. L’accord d’étape auquel sont parvenues, mercredi 21 mai à Doha, au Qatar, la majorité et
    l’opposition politiques après une crise qui est allée en s’aggravant depuis dix-neuf mois est supposé être un premier pas vers la construction d’un Etat fondé sur un nouveau pacte social.
    Le pays du Cèdre va donc être rapidement doté – en principe dimanche 25 mai – d’un président de la République, en la personnedu général Michel Sleimane, chef des forces armées, et d’un nouveau gouvernement dont la composition ne lèse aucune partie. Les élections législatives du printemps 2009 vont être organisées selon une loi vieille de quarante-huit ans qui, malgré son obsolescence, a été l’unique terrain sur lequel les deux parties ont réussi à se retrouver.
    Pourquoi l’accord a-t-il été possible, alors même que les deux parties s’entre-déchiraient sur toutes ces questions depuis des mois ? Parce qu’elles ont toutes deux épuisé leurs munitions politiques et que le pourrissement avait atteint de tels sommets que la parole a été donnée aux armes. Compte tenu du poids des ingérences extérieures dans le conflit, l’accord de Doha semble refléter sinon un apaisement, pour le moins une temporisation des intervenants en coulisses : l’Iran et la Syrie du côté de l’opposition conduite par les partis chiites, l’Arabie saoudite et l’Egypte du côté du gouvernement soutenu par la majorité des sunnites et des chrétiens.
    Le Liban était aussi l’un des théâtres d’ombres de l’épreuve de force qui oppose les Etats-Unis à la Syrie et à l’Iran. Tirant quelques leçons de la crise, les protagonistes libanais ont accepté de poser des garde-fous pour que leur entente minimale ne subisse pas de revers. Elles se sont engagées à ne plus avoir recours aux armes pour vider quelque querelle que ce soit et à s’abstenir de démissionner du futur gouvernement ou à en entraver le fonctionnement. C’était la démission, en novembre 2006, de six ministres, dont les cinq représentants de la communauté chiite, tous membres de l’opposition, qui avait ouvert la crise politique. Les opposants en avaient pris prétexte pour contester la légitimité constitutionnelle du gouvernement. Ils cherchaient à obtenir la chute de l’équipe ministérielle ou le retour des opposants forts d’une minorité de blocage.
    Au côté du calendrier de mesures immédiatement applicables, l’accord de Doha prévoit que les relations de l’Etat avec les différentes organisations devront être définies sur la base du respect de l’exclusivité de son pouvoir en matière militaire et de sécurité, ainsi que de sa souveraineté et du règne de la loi sur la totalité du territoire libanais. Ces dispositions mettent le doigt sur la question-clé, à savoir l’autonomie que le Hezbollah s’est arrogée, notamment dans les domaines sécuritaire et militaire, dans plusieurs régions où il bénéficie d’une grande popularité et qui sont considérées comme ses bastions. Ces régions constituent jusqu’à présent autant de périmètres de sécurité interdits de facto à la police et à l’armée.
    Les participants à la conférence de Doha ont commencé à discuter de toutes ces questions essentielles. Leur dialogue continuera à Beyrouth sous l’égide du nouveau président de la République. Il ne sera pas aisé, tant il est vrai que le Hezbollah continue de clamer son droit aux privilèges au nom de la résistance à l’armée israélienne. En attendant, et malgré l’accord de Doha, l’urgence qui s’impose aux « frères adversaires » libanais est le rétablissement d’une confiance mutuelle réduite pratiquement à néant par l’acuité du conflit.

    LA PRÉSUMÉE « TAUPE INFILTRÉE »

    Chacune des deux parties devra, par son comportement, convaincre ses vis-à-vis qu’elle n’est pas la présumée « taupe infiltrée » par une puissance étrangère au service des intérêts de cette dernière. Chacune devra aussi convaincre ses partisans que l’autre n’est pas l’ennemi à abattre désigné par les échanges d’accusations d’une virulence inouïe depuis des mois. Le Hezbollah chiite et ses alliés devront en particulier s’employer à panser, dans la mesure du possible, les blessures profondes que l’attaque de leurs milices armées contre Beyrouth et ses environs a infligées au sein d’une grande partie des communautés sunnite et druze. Il devra aussi apaiser les peurs diffuses qui sont apparues au sein des communautés chrétiennes.
    La fuite en avant, par les armes, du Parti de Dieu a marqué un tournant, qui a provoqué d’importants replis communautaires, tant sunnites que druzes et chrétiens. Il avait pourtant réussi à résister pendant des mois aux sirènes jusqu’au-boutistes de certains de ses alliés qui voulaient en découdre par la force. La déférence mêlée parfois d’irritation ou de crainte qu’il suscitait a désormais été entamée.

    Or cette crédibilité était l’un des trépieds de sa force, aux côtés de son organisation militaire aguerrie et solide et du soutien dont il bénéficiait – et continue de bénéficier – de la part de l’Iran et de la Syrie. Son coup de force ne devrait toutefois pas avoir d’incidence sérieuse sur son électorat. Le Parti de Dieu bénéficie en effet d’une assise pratiquement captive, même si, dans certaines régions, la nature de ses alliances électorales pèse d’un certain poids dans les résultats du vote de certaines régions à populations pluricommunautaires.

    Tel n’est pas le cas des autres forces politiques, dont il est très difficile d’anticiper les chances de succès. Outre l’inconnue que réserve la loi électorale sur la base de laquelle aura lieu le scrutin de 2009, la popularité des personnalités et formations politiques sera forcément tributaire des séquelles que la crise politique aura laissées dans l’esprit des électeurs. Nul n’est encore en mesure d’apprécier si la paralysie imposée aux députés de la majorité par la série d’assassinats qui a visé cinq d’entre eux – un seul a survécu – et qui les menaçait tous plaidera en leur faveur ou si elle entraînera, au contraire, une désaffection populaire. Il serait également présomptueux d’affirmer que la stratégie politique offensive de l’opposition sera ou non appréciée.

    Mouna Naïm, correspondante du journal Le Monde, à Beyrouth

    Article paru dans l’édition du 24.05.08.

    Commentaire par lorientlejour — 24 mai 2008 @ 12:48

  3. Le baiser de la framboise

    Vingt et unième semaine de 2008.
    Jouer les rabat-joie, les peine-à-jouir serait idiot. La vitesse à laquelle ce pays a basculé des horreurs de la guerre civile à l’extase et la félicité, genre tout le monde a gagné, est phénoménale. Très made in Lebanon, tout ça… Jouer les béats extatiques persuadés que tout est terminé, que c’est la dolce vita pour les cent vingt prochaines années, serait en revanche tout aussi sot. Roulé dans la farine par les Libanais, ou, du moins, par une grande majorité d’entre eux, Bernard Kouchner sait toujours résumer les choses mieux que personne : « L’accord de Doha va dans le bon sens mais rien ne semble être réglé dans le fond. » Dans la bouche de l’impétueux chef de la diplomatie française (cette arme redoutable qu’un certain Dominique de Villepin avait su magnifier et qui se retrouve aujourd’hui méchamment écartelée entre le Quai d’Orsay et l’Élysée), ce constat sonne comme un hallucinant, un très surprenant understatement. Parce que tout, absolument tout, reste naturellement à faire. L’exercice de superpérilleuse acrobatie réalisée de main de maître par des Qataris enivrés de bonheur n’est qu’un début. Rien qu’un début. Un infime début. Mais un nécessaire, un urgent, un incontournable début. Un premier maillon auquel, contrairement à de nombreuses analyses qui se font un plaisir fou à enterrer tellement vite la politique yankee, les Américains sont loin, pour une fois, d’être étrangers, tellement la concomitance des volets libanais, syro-israélien et irakien, tous trois en plein chaos/chamboulement positif, ne doit rien ni au hasard ni à la coïncidence.
    Un excellent début, même – à double titre…
    Un : preuve implacable que, lorsque l’on sait s’y prendre, on peut avoir atteint la plus haute marche du podium militaire, s’appeler Michel et se retrouver catapulté à Baabda, l’élection demain, sauf cyclone, du général Sleimane est un point particulièrement positif. Pas tant, loin de là, parce qu’elle consacre l’uniforme et les galons comme (triste) passage obligé pour la première magistrature d’un pays qui se veut oasis de démocratie, mais parce qu’elle met fin, plus qu’à un inadmissible vide institutionnel, à une menace nucléaire contre le Liban. Une menace contre son système, contre sa nature, contre sa survie, contre son existence même, intrinsèquement liée au partage du pouvoir à 50/50 entre musulmans et chrétiens. L’élection demain de Michel Sleimane est rien moins que le dynamitage, en direct d’un hémicycle libanais ressuscité, du plus grand fantasme de la famille Assad. Et consorts – qui, chaque nuit, rêvent de la formule des trois tiers. Rien que pour ça, les images d’un Michel Sleimane joliment cravaté font (presque) plaisir ; rien que pour ça, le début est effectivement excellent.
    Deux : la libération en ce mois marial du all man’s land du centre-ville a pris des airs de fête intense. Une liesse quasi nationale qui n’a rien à envier au 25 mai 2000 ou au 26 avril 2005, quand les soldats ennemis, syriens et/ou israéliens, s’étaient retirés du Liban. Le comble, cette fois, est que le cœur de la capitale libanaise était occupé par des frères, des cousins, des partenaires libanais. La libération du (finalement seul) all man’s land libanais, de cette matrix censée envelopper tout le monde, de ce seul lieu qu’il ne faut et ne faudra jamais, au grand jamais, transformer en quelque périmètre de sécurité que ce soit, cette libération a mis fin à un troublant, un inacceptable amalgame, entretenu certes avec une maestria inquiétante par les pontes de l’opposition – Hezb en tête. Rien que pour ça, les images des partisans de l’opposition replantant très civiquement des fleurs pour faire oublier toutes les défigurations donnent (presque) envie de les remercier ; rien que pour ça, le début est, encore une fois, effectivement excellent.
    Reste… tout ce qu’il y a désormais à faire. Tout le reste. Il y aura là matière à remplir des kilomètres de papier à l’encre noire : ce qui reste à faire est herculéen ; les priorités et les urgences sont infinies. Ne serait-ce, entre mille autres, que la sacralisation des résolutions onusiennes, la sacralisation du tribunal international, et, last but not least, la sacralisation de cette diplomatie libanaise indépendante, claire et en harmonie avec les aspirations des Libanais, cette diplomatie exigée par le 14 Mars, sanctifiée par Siniora et exécutée somptueusement par Mitri.
    Au milieu de tout cela, la méga-ambitieuse déclaration d’intentions que Michel Sleimane entendrait proposer en prêtant serment : sécurité, jeunesse et rôle des institutions, a le délicieux goût d’une baie fraîche, noyée dans un océan d’amertume. Cet homme-là pourrait être capable du meilleur. Ou du pire.

    Ziyad MAKHOUL

    Commentaire par lorientlejour — 25 mai 2008 @ 6:30


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