L'Orient - Le Jour du tac au tac

Demission de May Chidiac: la video collector…

4 février 2009
Un commentaire

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Publié dans Femmes, Liban, Presse

What do you tell your daughter?…

Texte ecrit par une blogeuse de Gaza, Laila, le 7 janvier 2009. Elle se presente elle-meme sur son blog A Mother from Gaza, Raising Yousuf and Noor

« I am a Palestinian from Gaza. I am a Muslim. I am a journalist. I am a mother. This blog is about the trials of raising my children between spaces and identities-Gaza, the US, Lebanon, Haifa, while working as a journalist ».


Another day, another massacre, more diplomatic deliberation, more silence, more complicity.

The invasion on Gaza has been mentally exhausting. I have tried my best to overcome this feeling of impotence by channeling the energy to action- though we may be powerless to change a government’s heinous actions on our own, together our voices rise far above, farther than we can ever imagine.

Last night we capped of our night with the latest hour of coverage on Aljazeera English, which was reporting on how the UN had made shelters out of its schools for those internally displaced.

« I am getting a bad feeling about this- I wouldn’t be surprised if this shelter was bombed » I told Yassine.

We woke up in the morning to the heart-rending news, as I rushed to make Noor’s pediatrician appointment on time, my mind not quite here.

I then appeared on Canadian Broadcasting live with my father.

« Is there anything you’d like to tell your daughter? » the anchor concluded by asking.

« What do I tell her? I honestly don’t know if I’ll live from one hour to the next, » my father replied. « She keeps asking me to describe the casualties for her that I’m seeing; but I can’t. What should I tell her? That I’ve seen bodies with my own eyes reduced to nothing more than pieces of black flesh? »

My father went on to describe accounts of Palestinians being used as human shields-by the Israelis. The Israeli military has been forcing families out of their homes and making them scope out buildings and rooms for the army to enter and for their snipers to nest in. It is a practice they have used before-in Rafah, where i personally reported on it during Operation Rainbow in 2004, in Jenin, and in Nablus in 2007 (where a young girl and boy were abused) . Btselem has said that « Israeli soldiers routinely used Palestinian civilians as human shields by forcing them to carry out life-threatening military tasks », despite an Israeli High Court Order prohibiting the practice.

He went on to speak of the massacre at the UN school turned shelter, which had just occurred, reminding people that these same Palestinians in may cases by the Israeli army to leave their homes through robocalls and other forms of intimidation; then bombed in the only safe place they could find.

I asked if he had gone out at all- he said my mother has not left the house in days, but that they needed some tomatoes to cook supper with. « the stores are empty-there is very little on the shelves; and the Shanti bakery had something like 300 people waiting in line. »

Surprisingly, he said people are trying to go on with their lives. It is the mundane and ordinary that often save your sanity, help you live through the terror. It is no small thing to endure: knowing that both in deliberateness and scope, it is an unprecedented modern-day assault against an occupied, stateless people-most of them refugees.

How many more massacres until the human consciousness awakens?


Le port du hijab au Liban perçu comme un frein à la réussite professionnelle

Mardi dernier, en allant à un de mes cours à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), je cherchais du regard une amie, Nadine. N’apercevant pas son foulard rose et croyant donc qu’elle n’était pas encore arrivée, je suis allée m’installer à ma place. Juste une minute plus tard, j’ai eu la surprise de l’entendre m’appeler et j’ai été abasourdie de constater qu’elle avait enlevé son foulard.
« Alors, tu l’as enlevé ? » dis-je, en pointant du doigt mes propres cheveux. « Eh oui, répondit-elle avec des gloussements nerveux. Tu comprends, j’essaie de devenir une spécialiste en sciences sociales, et porter le hijab entraîne trop de conséquences. »
Il est bien vrai que de nos jours le foulard est devenu un symbole chargé de connotations religieuses, politiques et sociales. Mais les raisons qui poussent les femmes à le porter ou non sont souvent diverses.
L’image d’une femme qui, parce qu’elle porte le foulard, serait opprimée et dominée par la société arabe patriarcale dans laquelle elle vit ne va plus de soi, car, du moins au Liban, la plupart des jeunes femmes sont directement impliquées dans leur décision de porter ou  non un foulard.
L’AUB est généralement perçue comme un lieu où les extrêmes se rencontrent : certaines jeunes femmes s’habillent de façon conventionnelle, tandis que d’autres montrent pas mal de leur peau. Il en résulte que quelques jeunes femmes portent le foulard comme un moyen de marquer leurs distances par rapport à des extrêmes de licence.
Des anthropologues comme Robert Murphy ont analysé le rôle du voile dans l’interaction sociale. Il écrit, dans Social Distance and the Veil : « L’interaction est par définition une menace, et la réserve, vue ici comme une figure de la prise de distance, sert à assurer une protection partielle et temporaire du moi. »
C’est ainsi que, dans une société qui prête tant d’attention à l’apparence physique et où l’identité sexuelle se trouve dans une phase de transition relativement ambiguë, le foulard est souvent mentionné comme un moyen de protection, voire d’affirmation, d’une identité.
Si certaines jeunes femmes choisissent, au contraire, de ne pas porter le foulard, c’est parce qu’elles entreraient dans une catégorie qui diminuerait leurs chances de trouver un emploi. Une étudiante m’a posé ironiquement cette question : « Avez-vous jamais vu des commerciales qui ne seraient pas grandes, belles et parfaitement coiffées ?  Avec mon savoir-faire dans le marketing, je pourrais vendre autant que toutes ces autres filles, dit-elle avec un haussement d’épaules, mais on ne donnerait pas cher de mes compétences si je portais le foulard. »
Voilà, me semble-t-il, le plus injuste dans cette affaire. La véritable raison qui a conduit Nadine à enlever son foulard, c’est la pression et la peur d’être rejetée ou perçue différemment, non en tant que croyante, mais en tant que professionnelle.
« Imagine-toi un peu, me dit-elle, qu’un jour j’aie à mener une étude sur les taux de divorce et à mener des entretiens approfondis avec des femmes “ modernes ”. Je ne peux m’empêcher de penser qu’elles auraient forcément des préjugés sur mon compte en me voyant coiffée d’un foulard. »
Nadine croit que les personnes à qui elle parle ne manqueraient pas de supposer qu’elle est trop traditionaliste pour accepter la différence. En tant que spécialiste des sciences sociales, elle se trouverait exposée à de nombreuses situations dans lesquelles elle voudrait être évaluée en fonction de sa seule compétence. Elle pense que son foulard ferait dévier l’opinion qu’on a d’elle.
Bien qu’il n’y ait pas, au Liban, de loi interdisant de porter le foulard, certaines femmes admettent que celui-ci peut les gêner pour prétendre à certains emplois, ou les empêcher de progresser dans certaines
professions.
Si une femme estime que ses aptitudes et compétences sont jugées en fonction des valeurs que véhicule un foulard, cela devient une forme de discrimination comme n’importe quelle autre dans son lieu de travail.
Certaines femmes portent le foulard comme signe visible de leur identité musulmane ou  parce qu’il s’agit pour elles d’une obligation religieuse, d’autres parce qu’elles estiment qu’il leur confère un air de respectabilité. En tout cas, cela n’a rien à voir avec leurs capacités professionnelles et il serait vraiment injuste de supposer autre chose.

Nathalie NAHAS
Doctorante à l’Université américaine de Beyrouth, mention «anthropologie»

Article écrit pour le service de presse de Common Ground (CGNews), accessible sur


Un merci à Mirna Boustany

Un grand merci à Mirna Boustani,
Malgré les difficultés politiques du pays, les attentats et les bruits de bottes, Mirna Bustani nous a offert un magnifique festival ,durant deux mois. Un des temps forts fut le Requiem de Brahms dans l’église Saint Joseph,interprété par l’Orchestre symphonique libanais sous la houlette de Dmitri Jurowsky , accompagné de 2 chorales libanaises et du choeur de Prague. Le Soweto Gospel a cloturé le Festival dans une ambiance festive. Encore une fois, c’est une initiative privée qui sauve la Culture!

Nayla De Freige 

En direct de Gaza, les femmes palestiniennes s’expriment grâce à leurs blogs

28 janvier 2008
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The Palestinian women are developing more and more blogs on the Internet. These constitute an open door to the world by enabling them to communicate with the whole earth and with their « sisters » in the West Bank. The pages approach their problems, their hopes and their centres of interest with -always- a frank tone. We understand that communication becomes hope as an antidote against isolation.


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En créant ce blog, L'Orient Le Jour entend donner aux jeunes Libanais la possibilité de s'exprimer pour qu'ils forment une communauté vivante, par-delà les différences. Car être citoyen, c'est être actif. La jeunesse libanaise a le droit et le devoir de féliciter et de critiquer ses semblables. Par leur sens critique, les jeunes ont la possibilité de jeter les fondations du Liban de demain, pour que le progrès ne soit pas qu' "un beau rève", comme l'imaginait Samir Kassir. La jeunesse, par l'interm�diaire du blog L'Orient Le Jour, dispose ainsi d'un moyen propre à la discussion sur les sujets de l'actualité libanaise ou, plus généralement, sur tout th�me qui lui tient à cour. L'Orient Le Jour devient ainsi accessible aux lecteurs de la jeune génération. Ces derniers pourront interagir avec la rédaction du journal et l'inviter à traiter les sujets qui l'intéressent. Les jeunes disposent par-là, de l'opportunité de contribuer à l'élaboration du quotidien et de briser le mur qui les sépare. Les jeunes pourront ainsi : - Poster leurs articles sur le blog L'Orient Le Jour - Envoyer leurs photos pour les mettre en ligne D'autre part, seront organisés : - Des débats hebdomadaires dont le thème sera diffusé sur le site Internet du journal Veuillez envoyer vos articles, photos et commentaires à : lorientlejour@gmail.com Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter la bienvenue sur votre page...

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